mardi, août 28, 2007

"Corto Maltèse - La ballade de la mer salée", de Hugo Pratt

Pour le quarantième anniversaire de la première parution, dans la revue italienne Sergent Kirk, de La ballade de la mer salée, Casterman s’est lancé dans une réédition très grand format (32 x 41 cm, tout de même) sur beau papier, de cette série qui marqua les premiers pas de Corto Maltèse dans l’univers de la bande dessinée.

Un personnage à l’indéniable sens de l’honneur, un dur au cœur (un peu trop ?) tendre, qui ne se départit jamais de son sens de l’humour et de son absence de rancune. On le découvre, on l’apprécie, dans cette aventure très "vieux film de corsaire" qui a son charme, accentué par le dessin noir et blanc mais néanmoins non dénué de nuances de Hugo Pratt.

Pour qui ne connait rien ou peu des aventures du célèbre pirate (comme c’est mon cas), La Ballade de la Mer salée est sans doute un bon moyen de le découvrir, même si on ne peut dire que Corto tienne ici un rôle de vedette en permanence, concurrencé qu’il est par le personnage féminin Pandora, jeune fille belle et au caractère bien trempé, qui lui devra la vie à plusieurs reprises.

Nous sommes en plein Pacifique, c’est la guerre, la Grande, mais qui semble loin. On voit passer contrebandes, rivalités, décors paradisiaques et contraste des cultures. Une brise épique souffle sur ces pages et il est très agréable de se laisser porter.

Un bel objet, donc, que cette édition anniversaire, même si un peu encombrant et difficile à transporter (mais qui voudrait prendre ce risque ?), dont les préface et postface (de Gianni Brunoro) ouvrent un œil supplémentaire, empathique et chaleureux, sur le monde Corto Maltèse (sa personnalité, son contexte, les personnages qui gravitent autour de lui, son histoire,…), personnage qui ne peut s’empêcher d’inspirer une certaine sympathie.

1 commentaire:

Agnès a dit…

Je l'ai feuilleté en librairie et c'est vrai que c'est une superbe édition. J'étais bien tentée de l'acheter mais le prix et surtout la perspective de devoir faire 800 km en train avec ce monstre (en plus du reste de la cargaison ;)) dans mes bagages pour le ramener chez moi m'ont découragée.