dimanche, juin 24, 2007

"Le secret de lady Audley", de Mary Elizabeth BRADDON

A qui profite le crime ?

Contemporaine (et très appréciée) de Stevenson ou Wilkie Collins, Mary Elizabeth Braddon versa, dans le milieu du XIXe siècle, dans le genre prisé et populaire du roman d’intrigue. Paru en épisodes, « Le secret de Lady Audley » a ce charme désuet et vieillot des « suspenses » de l’époque.

Arrivée sans prévenir dans un petit village de L’Essex, Miss Lucy Graham a tout pour plaire. Engagée comme institutrice chez le médecin local, elle s’attire la bienveillance des habitants. Et c’est en peu de temps qu’elle devient l’épouse du richissime châtelain de la région, Lord Audley. D’apparence irréprochable, cette jeune et jolie femme suscite néanmoins la méfiance de sa belle-fille et aussi, plus important, celle du neveu de son mari, Robert Audley, venu faire sa connaissance en compagnie de son ami George Talboys. Ce dernier, déprimé par le décès de sa femme survenu peu de temps avant son retour d’Australie où il était parti courir la fortune, disparaît dans de mystérieuses circonstances et Robert ne pourra s’empêcher d’observer d’étranges comportements et éléments autour de cette chère Lady Audley.

Entre légèreté et matérialisme féminin, entre nonchalance et brouillard britannique, ce roman nous ballade gentiment parmi les thèmes typiques de ce cher XIXe. Il n’a peut-être pas bien vieilli, mais il se lit avec la tendresse et le plaisir qu’on prend à regarder de vieilles photos. Et Robert Audley en Colombo gentleman, il faut le reconnaître, a un certain charme !

2 commentaires:

anjelica a dit…

Je vais bientôt découvrir Jane Austen que je ne connais pas et je verrais si la littérature anglaise me plaît.
J'ai peur que ce soit trop lent pour mon goût !

Virginie a dit…

Jane Austen a beaucoup plus de valeur à mes yeux... j'ignore si c'est ton projet mais commence sans hésiter par "Orgueil et Préjugés". ;-)